La menace que représenterait un nouvel hôpital à Achêne pour l'hôpital de Marche-en-Famenne
- Anne Laffut
- 25 févr.
- 2 min de lecture

Question écrite du 25/02/2026
de LAFFUT Anne
à COPPIETERS Yves, Ministre de la Santé, de l'Environnement, des Solidarités et de l'Economie sociale
À l’horizon 2040, un nouvel hôpital, en remplacement de l’actuel hôpital de Mont-Godinne, pourrait être construit dans la commune de Ciney à 22 minutes de Marche. Ce projet, avant même de se concrétiser, soulève de nombreuses questions.
Ne risque-t-il pas de fragiliser l’hôpital de Marche qui, rappelons-le, ne répond pas, aujourd’hui, aux critères retenus par les experts chargés par le gouvernement fédéral de rentrer un rapport de recommandations pour réorganiser le système hospitalier belge ?
Ne remet-il pas en cause la taille du nouvel hôpital d’Houdemnont, par la concurrence qu’il va créer en matière de soins hospitaliers dans le nord de la province de Luxembourg ?
Ne risque-t-il pas d’amener une révision à la baisse des futurs investissements prévus sur le site de Marche-en-Famenne ?
Réponse du 08/04/2026
de COPPIETERS Yves
Tout d’abord, je tiens à rappeler qu’à ce stade, il s’agit de la présentation préliminaire par voie de presse d’un projet de reconstruction de l’hôpital de Mont-Godinne.
En ce qui concerne mon administration, l’AViQ n’a pas encore été informée par le CHU UCL Namur de son plan géostratégique à 10 – 15 ans. Nous n’avons donc pas d’information officielle sur la réorganisation éventuelle des sites de Sainte-Elisabeth et Dinant, et nous ne sommes à ce jour saisies d’aucun dossier officiel à cet égard.
Par ailleurs, concernant la fermeture du site de Godinne et la construction d’un nouvel hôpital universitaire en province de Namur (d’après ce qui a été relayé dans la presse, plusieurs emplacements seraient à l’étude dans la ville de Ciney), il y a lieu de relever que ce site est de la compétence d’agrément et de financement de l’infrastructure de la Communauté française.
Les sites de Dinant et de Sainte-Elisabeth sont, eux, de la compétence d’agrément et de financement de l’infrastructure de la Région wallonne.
Le plan géostratégique précité devra être analysé à la lumière de la nouvelle politique relative au paysage hospitalier, qui est en cours de construction au sein de l’État fédéral.
Enfin, en ce qui concerne d’éventuels impacts sur l’organisation de Vivalia et en particulier les hôpitaux de Marche et le projet de nouvel hôpital à Houdemont :
* l’hôpital de Marche pose question au regard des recommandations portées dans le rapport du groupe d’experts ;
* cela ne signifie toutefois pas que son sort est scellé : en fonction des avis donnés par les organes consultatifs et des grandes lignes décidées par la CIM Santé publique, d’autres orientations pourront être définies notamment pour les zones de soins rurales peu desservies. En ce qui concerne l’hôpital d’Houdemont, il semble actuellement difficile de définir les impacts potentiels en matière de flux de patients d’un hôpital qui pourrait se construire d’ici 10-15 ans dans un lieu éventuellement proche ;
* dans tous les cas, le Gouvernement wallon a marqué son accord, dans le cadre des plans de construction 1 et 2, sur le projet d’hôpital présenté par Vivalia.
Enfin, il convient également de rappeler que, dans la période de 2026 à 2040, il est essentiel de ne pas laisser se développer des déserts médicaux et hospitaliers au risque d’une atteinte sérieuse à la santé publique.

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