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La réforme de la formation en alternance



  • Question écrite du 22/03/2023

    • de LAFFUT Anne

    • à MORREALE Christie, Ministre de l'Emploi, de la Formation, de la Santé, de l'Action sociale et de l'Economie sociale, de l'Egalité des chances et des Droits des femmes

Ce lundi 13 mars, le Ministre-Président de la Fédération Wallonie-Bruxelles regrettait qu'une réforme de la formation en alternance ne soit pas possible d'ici les élections de 2024, faute de consensus. Pour rappel, en Fédération Wallonie-Bruxelles, dans le cadre des travaux du Pacte pour un enseignement d'excellence entamés sous la législature précédente, il avait été convenu de réformer l'enseignement qualifiant, et notamment celui assuré en alternance, un parcours de formation professionnelle organisé à la fois à l'école ainsi qu'en entreprise. L'alternance est organisée soit via des centres d'éducation et de formation en alternance (CEFA), qui relèvent de la Fédération Wallonie-Bruxelles, soit au travers d'instituts de formation en alternance et des indépendants et petites et moyennes entreprises (IFAPME) qui, eux, relèvent de la Région wallonne. La Région bruxelloise dispose aussi de ses propres mécanismes de formation en alternance. Le Ministre-Président de la Fédération regrettait également que les ambitions et les recettes préconisées ne soient pas partout les mêmes. Quelles sont les ambitions de Madame la Ministre en matière d'optimisation de la formation en alternance en Région wallonne ? Des budgets complémentaires sont-ils prévus pour renforcer ce type de formation permettant régulièrement de faire correspondre formation et besoin de main d'œuvre ? Quelles ont été les mesures de concertation entre les différentes régions et la Fédération Wallonie-Bruxelles ? Partage-t-elle l'analyse du Ministre-Président sur l'impossibilité de mener une réforme à terme d'ici 2024 ?

  • Réponse du 04/04/2023

    • de MORREALE Christie

Le Gouvernement wallon a pris acte, le 9 février dernier, de l’état des lieux transversal de l’Enseignement et de la formation professionnelle, et en particulier de l’alternance. Le travail avait pour objectif de réaliser un diagnostic partagé sur lequel s’appuyer afin de construire une ou des réformes permettant d’améliorer l’alternance, mais aussi l’enseignement et la formation professionnelle au sens large. À titre d’exemple, le rapport indique que malgré tous les efforts consentis pour améliorer l’alternance en Belgique francophone au cours de ces 15 dernières années, l’alternance ne décolle pas suffisamment. Mais il indique aussi que l’alternance représente à peine 7 % des jeunes, et que si l’on souhaite avoir un réel impact, il ne suffit pas de doubler le nombre de jeunes en alternance. Cela implique une réflexion approfondie sur le système d’enseignement et de formation, que nous allons mener ces prochains mois. Mon Cabinet a été étroitement associé à l’élaboration de cet état des lieux, aux côtés des Cabinets des Ministres-Présidents des 4 entités de Belgique francophone et des Ministres compétents en matière d’enseignement et de formation. Parallèlement au diagnostic acté par les quatre Gouvernements, et conscients de l’ampleur du travail à mener, nous avons décidé de mener une série de chantiers permettant d’améliorer dès à présent l’alternance. Parmi ceux-ci : un accès facilité au CESS pour les diplômés de l’IFAPME, la mise en place de passerelles vers l’enseignement supérieur, la reconnaissance des titres de l’IFAPME dans toutes les fonctions publiques, la simplification des procédures d’homologation des diplômes, l’outil de matching des offres et demandes de stages qui est en voie de finalisation, et cetera. Nous avons toujours envisagé de travailler sur deux échelles de temps : les mesures court terme que j’ai décrites à l’honorable membre et que nous allons compléter prochainement, et les grandes réformes, qui impliquent de la concertation entre les quatre entités de Belgique francophone et des réflexions plus approfondies qui vont au-delà de l’alternance. Nous allons bien sûr continuer à préparer la réforme de l’alternance, en travaillant sur différents scénarios. Mais nous n’aurons effectivement pas l’occasion de finaliser le processus législatif avant la fin de la législature. Nous sommes en tout cas tous convaincus que la formation en entreprise est une modalité pédagogique particulièrement adaptée pour pratiquer le métier, développer des compétences en lien direct avec les besoins des entreprises et renforcer l’accès à l’emploi. Cela implique de consolider le partenariat avec les entreprises, pour qu’elles soient en mesure de jouer pleinement leur rôle dans ce défi. Des travaux sont par ailleurs en cours pour identifier des actions concrètes de soutien aux tuteurs.

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